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PREMIER ROMAN

Bienvenu(e)s,

Les aventures de Lilhandra Young me viennent d'un rêve totalement loufoque que j'ai fait il y a quelques mois déjà... Comme j'aime écrire, j'ai décidé de jeter les bases ici de mon premier roman.

Chaque semaine, un nouveau chapître viendra s'ajouter au précedent un peu à la façon d'une série TV. Je compte sur vous pour me donner votre avis et laisser des commentaires.

A très bientôt j'espère...


karaloris@karaloris.com
Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 10:47

Ouvrant les yeux avec peine, Lilhandra se retrouva enveloppée dans un épais brouillard accompagné d’une grosse migraine. Là, tout près, quelque chose remuait dans son lit. A tâtons, ses doigts rencontrèrent la fourrure soyeuse de Danaé qui, allant à la rencontre de sa main, ronronnait de plaisir. Vaseuse, Lilhandra avait l’impression d’avoir passé sa soirée à vider des outres de Nectar des Fées. Puis, un à un, les évènements de la soirée lui revinrent en mémoire. Elle esquissa une grimace de dégoût. En comparaison des autres agents de l’AFIS, elle ne s’était pas vraiment montrée à la hauteur. Laissant glisser ses pieds hors du lit et se traînant comme une miséreuse jusqu’à la salle de bains, Lilhandra ne put retenir un hoquet de surprise. En plus de sa mine épouvantable, elle venait de se découvrir un magnifique coquard !

 

- Bon sang ! Comment je me suis fait ça ? marmonna t’elle en tâtant le bleu déjà presque jaune. Terry ? Terry !

 

N’ayant pas de réponse, Lilhandra fila vers le salon puis la cuisine avant de trouver un post-it collé sur la porte du frigo.

 

« Sommes sur une piste. Il y a des sandwichs dans le frigo. Repose-toi. A demain ».

 

Une piste ? Quelle piste ! Et pourquoi à demain ? Lilhandra jeta un œil à la grosse pendule rétro qui ornait le mur de la cuisine. 22H45. Elle avait donc dormi toute la journée ! Alors qu’elle était sur le point de foncer s’habiller pour filer à l’AFIS, Lilhandra se ravisa. Tryss devait la contacter ce soir pour lui remettre le tube de régénérescence d’Abyss et son nouveau miroir. Si Terry avait vraiment eu besoin d’elle, elle n’aurait pas hésité à lui demander de l’accompagner. Elle devait donc profiter de cette occasion pour récupérer les objets magiques dont elle avait cruellement besoin. Pour l’heure, il fallait donc qu’elle contacte Tryss. Son téléphone portable dans une main et l’assiette de sandwichs dans l’autre, Lilhandra s’enfonça dans le canapé puis alluma la télévision. Je suis seule. En un clic, le sms fut envoyé. Il ne lui restait plus qu’à attendre.

 

Après une douche rapide et avoir enfilé un tee-shirt mauve par-dessus un large pantalon de détente en lin de la même couleur, Lilhandra regardait distraitement depuis une bonne demie heure une émission consacrée au Pop Art et à Andy Warhol en particulier. Les humains avaient développé différentes activités artistiques qui laissaient Lilhandra sans voix la plupart du temps. Depuis qu’elle avait visité le Metropolitan Museum, Lilhandra raffolait de toutes les émissions consacrées aux créations humaines, qu’il s’agisse d’architecture, de sculpture ou encore de photographie. Alors que les portraits polychromes de Marilyn Monroe défilaient sur l’écran, son téléphone portable retentit.

 

- C’est moi. Je suis en camionnette et dans cinq minutes j’aurais besoin d’avoir accès à ton parking.

 

- Je descends tout de suite.

 

Le parking de la résidence ressemblait à n’importe quel autre parking, du moins c’est ce que pensait Lilhandra étant donné que le seul autre qu’elle connaissait était celui de l’AFIS. Le Centurion était une résidence haut de gamme, ça elle l’avait bien compris. Mais les parkings, qu’ils soient d’un supermarché, d’un bâtiment administratif ou bien d’un luxueux complexe résidentiel, étaient tous désespérément fades et gris. Et le fait que les places soient numérotées ou les caméras de surveillance plus grosses n’y changeaient pas grand chose. L’accès du parking n’était possible qu’avec une carte magnétique personnalisée remise aux locataires ou bien grâce à l’agent d’accueil à la réception présent vingt quatre heures sur vingt quatre. Longeant de son mieux les murs afin d’éviter les caméras, Lilhandra glissa sa carte magnétique dans la serrure électronique. Aussitôt, une camionnette aux couleurs d’une société de déménagement s’engouffra lentement dans le parking, s’arrêtant avant la première caméra. Tryss, vêtue d’une combinaison de travail et d’une casquette, descendit du véhicule en restant dans son prolongement. Alors que Lilhandra était sur le point de la rejoindre, Tryss l’arrêta d’un mouvement de la main. Les mains paume contre paume, Tryss murmura quelques mots faes avant de produire une minuscule sphère orange de la taille d’un grain de raisin. Comme s’il s’était agit d’une balle de caoutchouc, Tryss la lança de toutes ses forces contre la caméra la plus proche. La sphère se mit à rebondir de caméra en caméra avant de revenir dans la main de sa propriétaire.

 

- C’est un sort de stase technologique. Je l’ai mis au point il y a quelques mois déjà. Il permet de suspendre toute activité d’un appareil électrique sans pour autant le mettre en panne et donc susciter la curiosité des humains. Il suffit ensuite de briser la sphère pour briser le sort. Ingénieux, non ?

 

Lilhandra haussa le sourcil.

 

- Serais-tu susceptible de m’apprendre ce sort ?

 

- Tout le plaisir serait pour moi mais en attendant, au boulot.

 

Tryss avait pris le soin d’emballer les deux objets magiques dans de grandes caisses de bois afin de les protéger des chocs. Efficace mais pas pratique. Les caisses, relativement lourdes même avec un diable à roulettes, ne pouvaient être transportées qu’une par une par l’ascenseur. Faire le gué n’était pas du goût de Lilhandra, mais c’était la seule façon de surveiller l’entrée du parking et éviter de se faire surprendre. Peu après, Tryss redescendit une dernière fois et alla garer la camionnette quelques rues plus loin. Inutile de prendre plus de risque que nécessaire.

 

De retour dans l’appartement, les deux fées commencèrent à déballer le tube de régénérescence. Entièrement en cristal et haut d’un peu plus d’un mètre, ses deux extrémités, deux sceaux magiques parfaitement identiques en forme de cabochons d’argent habillés d’entrelacs et de perles, reposaient sur des supports en polystyrène. Normalement, la proximité d’Abyss devrait relancer le sort de protection du tube. A peine Lilhandra eut-elle sorti l’épée de son fourreau que le tube se mit à vibrer et à émettre un léger infra-son. Otant un à un les supports en polystyrène, le tube demeura en lévitation, réalisant une imperceptible oscillation de bas en haut, comme suspendu au plafond par un élastique invisible. Lilhandra poussa un soupir de soulagement. Parfait, il était intact. Elle n’avait pas encore eu besoin d’Abyss et c’était tant mieux car sans tube de régénérescence, son épée avait vu son pouvoir inexorablement décliner depuis son arrivée sur le Monde Premier. Lilhandra caressa le cristal du tube avec tendresse. La perspective d’avoir de nouveau des contacts avec le monde de la magie, ici même, en plein cœur du fief de la Magie Technologie, représentait un port d’ancrage en plein océan. Du bout des doigts, Lilhandra poussa le tube de régénérescence jusqu’à sa salle de bains tout en murmurant des paroles apaisantes comme s’il s’agissait d’un enfant. Placé dans un angle de la pièce, alors que Lilhandra le remplissait d’eau, une douce musique cristalline monta du cœur du tube. Il appelait Abyss. Dès qu’il fut remplit, l’épée quitta son fourreau et plongea au cœur du tube dans un sifflement strident. Le cabochon supérieur se verrouilla et la musique cessa.

 

Tryss était entrain de défaire le coffrage du miroir lorsque Lilhandra réapparut. La jeune seelie observa avec stupéfaction le miroir qui apparaissait petit à petit sous ses yeux. De près de deux mètres de haut mais tout juste large d’un mètre, le miroir avait l’allure d’une ogive médiévale sculptée dans une pierre aussi lisse que du marbre. Les motifs sculptés représentaient des feuilles d’acanthe et des fleurs de messalia. Intéressant. Les fleurs de messalia ne poussaient que dans une région très précise d’Alter Mundia, dans les environs de Messaline, l’une des plus grandioses cités elfiques. Une multitude de questions vinrent à l’esprit de Lilhandra, même si elle savait pertinemment que Tryss ne lui apporterait aucune réponse, cette dernière lui ayant confié avoir donné sa parole. Et une seelie qui renie sa parole prend le risque d’un déshonneur public de son clan devant toute la communauté. Et lorsque l’on connaît la longévité des faes en général, le fardeau peut-être très, très lourd à porter.

 

Le miroir était extrêmement lourd mais un sort d’apesanteur suffit à le transporter dans la chambre de Lilhandra sans trop de difficulté. Alors que ce dernier fut presque installé, Tryss se retourna vers Lilhandra, mains sur les hanches.

 

- Il faut que tu sortes. Je dois contacter celui qui a fabriqué le miroir et tu ne dois pas être là. Ce sont ces exigences. Je suis désolée.

 

Lilhandra était sur le point de répliquer lorsque l’interphone se fit entendre. Fermant la porte de la chambre derrière elle, elle fonça vers l’appareil.

 

- Oui Travis ?

 

- Mademoiselle Young, un homme du nom de Leonard Latchuss demande à vous voir. Il n’est pas sur la liste des personnes autorisées. Dois-je le renvoyer ?

 

- Euh… Non, non, laissez-le monter. Je vous remercie Travis, finit-elle par répondre, légèrement contrariée avant de repartir vers la chambre en courant.

 

- Tryss, j’ai de la visite. Tu as fini ?

 

- Encore cinq minutes !

 

Lilhandra allait répliquer qu’elle ne les avait pas lorsque la sonnette d’entrée retentit.

 

- Et merde ! jura t’elle tandis qu’elle repartait en trottinant dans l’autre sens en choppant un sandwich au passage. Leonard Latchuss se tenait dans l’encadrement de la porte, le sourire aux lèvres et… une licorne en plastique entre les mains. Lilhandra lui rendit son sourire et, s’écartant de la porte, l’invita d’un geste de la main à entrer.

 

- Il est tard. J’espère que je ne vous dérange pas. J’ai entendu Marat prendre de vos nouvelles par téléphone tout à l’heure et cela m’a quelque peu inquiété.

 

- Inquiété ?

 

- Euh… Oui, j’ai cru comprendre qu’il vous avait dû vous frapper afin de vous transporter aussi je venais voir comment vous alliez. Bien apparemment, hormis ce splendide coquard !

 

Lilhandra enregistra immédiatement l’information. Ainsi donc son œil au beurre noir était l’œuvre de Marat. La question à cent sous est donc : pourquoi est ce qu’elle n’en était pas plus étonnée que cela ?

 

- Oui, il va falloir que j’en discute avec votre associé d’ailleurs ! rétorqua Lilhandra en se passant doucement la main sur son œil. Et ça ?

 

- Et bien, je me suis dis qu’en tant que fée, vous deviez être habituée à côtoyer des animaux fantastiques et il faut bien reconnaître que nous en manquons quelque peu à New York. Alors j’en ai apporté un. Si vous prenez la peine de la nourrir en piles, elle vous chantera des chansons et vous pourrez lui racontez tous vos petits secrets. Mais, je vois que vous étiez entrain de dîner aussi je ne vais pas m’attarder d’autant que je suis normalement de service ce soir.

 

- C’est gentil à vous d’être passé.

 

- Je me demandais… peut-être pourrions nous dîner ensemble ? Demain soir, par exemple ? Si cela vous tente, bien entendu !

 

Lilhandra le fixa avec intensité. Leonard était un homme superbe avec une élégance naturelle dont il savait jouer mais c’était avant tout l’associé de Marat aussi se demandait-elle si l’intérêt qu’il lui portait brusquement était purement personnel ou s’il ne lui avait pas été soufflé par le vampire pour quelques raisons obscures.

 

- C’est Marat qui vous a demandé de venir ?

 

Le ton employé par la fée arracha un sourire contrit à Leonard. Bien que vexé, il ne pouvait pas lui en vouloir de se méfier de lui. Les fées et les vampires avaient toujours eu des relations compliquées et compte-tenu de son association avec Marat, il était tout à fait compréhensible que Lilhandra ne manifeste pas plus d’intérêt que cela à sa proposition. Après tout, ils ne s’étaient rencontrés qu’une seule fois. Pourtant, cela avait suffit pour qu’elle attire son attention.

 

- Je suis un grand garçon Lilhandra, je n’ai pas besoin de l’aval de mon associé pour m’intéresser à une jolie femme. D’autant plus si je dois entrer en compétition avec lui sur ce point, tout vampire soit-il, répondit-il, tout sourire. Enfin, je ne veux pas vous vendre l’article, mais je suis visible de jour comme de nuit et ma température corporelle n’avoisine pas le zéro absolu.

 

- Oh… Et bien, je ne sais pas…

 

- … et j’adore les sandwichs !

 

Un sourire radieux étira enfin les lèvres de la jeune femme.

 

- Bon d’accord, mais pas de sandwichs ni de hamburgers. Je connais déjà et j’aime découvrir la cuisine humaine.

 

- Pas de problème, fit-il en se levant du canapé et en se dirigeant vers la porte. Je passe vous prendre ici vers vingt et une heures. Prenez soin de vous. A demain.

 

A peine la porte fut-elle refermée que Lilhandra s’y adossa et poussa un soupir de soulagement. La brève visite de Leonard, bien qu’agréable, avait bien failli compromettre la sécurité de Tryss et la sienne par la même occasion. Aussi sympathique qu’il soit, elle ne pouvait faire confiance à personne et moins il y aurait de monde impliqué dans les affaires faes et plus leur sécurité serait assurée. Compte-tenu des enjeux, elle était quasiment certaine que Lyssandre avait envoyé des agents sur le Monde Premier juste après son transfert pour la faire surveiller. Elle en était convaincue même si elle n’en avait aucune preuve pour l’instant. Chassant ses sombres pensées, Lilhandra se précipita vers la chambre.

 

- Je peux entrer ?

 

- Oui, il est prêt. Mais je tiens à te prévenir. Ton avatar représente un elfe et non un seelie et il est, comment dire, un peu particulier.

 

Lilhandra se plaça devant le vaste miroir. Elle jeta un rapide coup d’œil à son hématome. Marat ne l’emporterait pas au paradis !

 

- Je ne peux m’attarder plus longtemps. Même si je voyage trop pour être vraiment pistée par les agents de Lyssandre, Je sais que je suis dans son collimateur, comme disent les humains. Je préfère ne pas courir de risque. De plus, je ne tiens pas à ce que quelqu’un prête attention plus que nécessaire à la camionnette.

 

- Tu penses aussi que j’ai une deuxième ombre ?

 

- C’est plus que probable, ma chérie. Ecoute, je dois retourner sur Alter Mundia pour mes affaires. Si tu as le moindre souci, laisse-moi un mail. Je te contacterai dès que je reviendrais. Sinon, il serait plus prudent de garder nos distances quelques temps… En attendant, apprivoise ton nouveau miroir. Il s’appelle Athanor.

 

- Athanor…

 

Tryss embrassa Lilhandra sur le front avant de quitter sa combinaison de travail pour arborer une tenue totalement noire. Ses ailes mordorées se déployèrent doucement tandis qu’elle se dirigeait vers la terrasse.

 

- Débarrasse-toi de ça dès que possible, fit-elle en lui tendant le vêtement. Autre chose : quoique je fasse, je le fais seule. Aussi, si quelqu’un vient te voir de ma part, méfie-toi. Et surtout prends soin de toi.

 

Dans un silence total, Tryss décolla légèrement du sol avant de tournoyer avec grâce telle une feuille morte portée par le vent et de toucher le trottoir du bout du pied. Ses ailes se rétractèrent aussitôt et elle n’avait plus l’air que d’une jeune femme insouciante se promenant dans New York. Et tout cela, sans le moindre témoin. Lilhandra referma la fenêtre et se tourna vers son nouveau miroir à paroles.

 

- Athanor ?

 

En moins d’une seconde, un elfe blond aux cheveux mi-longs apparut. Contrairement à Allali qui ne présentait qu’un buste animé, Athanor était un avatar complet en taille réelle. De ce fait, il devait mesurer pas loin d’un mètre quatre vingt et semblait avoir dans les trente ans. Et sembler était un maître-mot chez les faes ! Athanor était vêtu comme n’importe quel elfe de la haute noblesse. Un pantalon équestre blanc cassé surmonté d’un long manteau bleu nuit brodé ton sur ton de la caste des officiers ainsi que d’un plastron de cuir sombre agrémenté de décorations argentés. Ses bottes, richement décorées, étaient de la même facture que son plastron. Lilhandra n’avait pas la moindre idée de l’identité du mage qui avait travaillé sur l’avatar de ce miroir mais elle devait reconnaître qu’il avait effectué un travail spectaculaire. Athanor avait l’air plus vrai que nature.

 

- Que puis-je faire pour toi ?

 

- J’aimerais que tu fasses le tour de l’appartement et que tu prennes possession de tous les miroirs de la maison ainsi que de celui-ci, fit-elle en sortant de son sac un petit miroir de poche. Je veux que tu surveilles les lieux régulièrement et que tu me préviennes dès que quelque chose te paraît étrange.

 

- Tes désirs sont des ordres. Autre chose ?

 

- Oui. Ton créateur a émis des conditions particulières avant de t’envoyer à moi. Quelles sont-elles ?

 

Athanor éclata de rire.

 

- Ah ! Lilhandra, Lilhandra… Tu veux savoir ce que peut bien exiger d’une princesse seelie un noble mage-guerrier si ce n’est le respect de sa parole concernant un ancien traité ?

 

- Ex princesse seelie expédiée manu militari dans une agence fédérale humaine et dont la durée de vie semble plus que limitée ! rétorqua Lilhandra, acerbe.

 

- Mon créateur veillera sur toi comme sur la prunelle de ses yeux. Et il saura intervenir le moment opportun, sois-en certaine !

 

- Si je comprends bien, tu ne m’appartiens pas complètement et j’imagine qu’il n’est pas question que j’entre directement en contact avec ton créateur !

 

- Non. Mais lorsque cela arrivera, tu devras alors payer ta dette !

 

- Super… marmonna Lilhandra en se détournant du miroir avant d’enlever son pantalon et son tee-shirt puis d’attraper un kimono fleuri.

 

- Autre chose… Ce que je vois, mon créateur le voit aussi. Je tenais à t’en informer avant que tu ne sois nue comme un ver !

 

Lilhandra se retourna vivement, le feu aux joues, toute aussi gênée qu'interloquée qu’un avatar puisse se permettre ce genre de remarque. Puis, alors que les lèvres d’Athanor s’étiraient dans un sourire bienveillant, Lilhandra se détendit. Tryss l’avait prévenu de son caractère particulier. Son créateur étant un elfe et les elfes étant réputés pour leur grande liberté d’expression, il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’un avatar elfique ait hérité de ce don. Ce n’est qu’un avatar, pauvre sotte !

 

- Que disent les humains déjà ? Ah, oui ! Dieu éprouve ceux qu’il aime ! marmonna t’elle en resserrant la ceinture de son kimono.

 

- Hmmm… Il serait peut-être temps de te convertir alors !

 

Par Kara LORIS - Publié dans : ROMAN
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